La dette Grec

Publié le par becitizen

Georges Papandréou, qui avait comparé l’économie grecque à un bateau en train de couler, a décidé, dimanche soir, de quitter le navire. Un accord pour un gouvernement d’union nationale en Grèce devait être trouvé hier. L’ex vice-gouverneur de la Banque centrale européenne, (BCE), l’économiste grec, Lucas Papademos, est pressenti pour diriger ce gouvernement, qui sera chargé d’appliquer la politique d’austérité qui doit permettre à la Grèce de redresser ses finances publiques et de rester au sein de la zone euro. Pendant toute la journée d’hier, les tractations se sont déroulées à Athènes concernant la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Les sondages montrent que plus de 55% des Grecs demandent, et ce depuis longtemps, un gouvernement d’union nationale pour remettre le pays en marche. Le gouvernement provisoire devrait rester au pouvoir pendant un peu moins de quatre mois (15 semaines) pour garantir la mise en œuvre de l’accord sur le désendettement de la Grèce, adopté par les 17 pays de la zone euro (dont la Grèce), le 27 octobre. Lessivé par une bataille contre la dette qui aura duré deux ans, le Premier ministre grec a trébuché en fin de parcours en voulant organiser un référendum sur le nouveau plan d’aide à la Grèce. George Papandréou, représentant d’une dynastie qui a dominé la vie politique grecque ces 50 dernières années, paye ainsi, assez cher, la facture de la dette laissée par les générations de son père et de son grand-père. Le plan de sauvetage de la Grèce prévoit notamment la réduction d’environ 100 milliards de la dette grecque détenue par des créanciers privés (banques, fonds d’investissement, assureurs…), une garantie européenne pour 30 milliards d’euros d’obligations grecques et des prêts de 100 milliards de l’UE et du Fonds monétaire international (FMI). La crise de la dette, qui menace sérieusement l’euro, aura ainsi fait sa première victime. Selon les analystes, d’autres têtes devraient tomber dans les prochains jours. Hier, les Bourses européennes, s’appuyant sur des rumeurs de départ du chef du gouvernement italien, Sylvio Berlusconi, affichaient de belles courbes positives. Actuellement Mr Berlusconi a démissionné de son poste en temps que chef du gouvernement et laisse sa place à l'économiste Mario Monti apparaît comme le favori pour succéder au "Cavaliere" mais certains alliés de l'ancien président du Conseil, comme la Ligue du Nord, s'opposent à sa nomination. S.Berlusconi a démissionné samedi 12 novembre, après l'adoption des mesures destinées à rassurer les marchés financiers et les partenaires de l'Italie, qui s'inquiètent que le pays ne bascule à son tour dans la crise de la dette.

 

 

Il reconnaît avoir commis une «erreur»

 

 

«Il lui a été dit qu'il devait se retirer dans le calme afin de sauver son parti», a dit l'une de ces sources à Reuters, sous le sceau de l'anonymat. «Il a accepté de démissionner. Cela s'est passé de manière très civilisée, sans acrimonie.» D'après cette même source, George Papandréou a reconnu avoir commis une erreur en annonçant lundi la tenue d'un référendum sur l'accord difficilement conclu quatre jours plus tôt par les pays de la zone euro pour tenter d'éviter la faillite à la Grèce. Cette annonce a valu au Premier ministre grec d'être convoqué à Cannes par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, qui ont exigé la mise en œuvre des mesures d'austérité prévues en échange de l'aide financière sous peine de voir la Grèce sortir de la zone euro.

Publié dans les espaces politiques

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